jeudi 24 février 2022

Substitution de variables d'environnement

Il existe un utilitaire qui permet la substitution de variables d'environnement: il s'agit de envsubst. Franchement, je ne connaissais pas cet utilitaire jusqu'à ce que je me heurte au problème suivant: substitution de variables dans une commande sed, lorsque le script avec les instructions de sed est un fichier (voir article précédent)

Expérimentons cet utilitaire. Tout d'abord je crée des variables d'environnement (dans un terminal):

export var1=Titine var2=Toto var3=Riri

Le mot export est nécessaire ou sinon on crée des variables du shell.

Ensuite je lance l'utilitaire en tapant envsubst suivi d'un appui sur ENTER.

Le curseur n'est pas après l'invite de commande: le système attend une action de ma part car envsubst renvoie vers la sortie standard (stdout), après traitement, le texte qui lui est fourni en entrée. Et rien ne lui est fourni. 

Allons-y! L'entrée standard est dans notre cas le clavier.

Je tape le texte 

$var2 aime $var1

suivi de ENTER pour envoyer. Aussitôt le retour apparaît à l'écran:


Je peux continuer à procéder, puis terminer avec CTRL-D, ce qui ramène le curseur après l'invite de commande:


Ce que j'ai tapé à l'écran je peux aussi le mettre dans un fichier appelé avant et lancer la commande:

envsubst < avant



Ici l'entée standard n'est plus le clavier, elle a été redirigée vers le fichier avant qui contient

$var2 aime $var1

mais $var3 aime aussi $var1

Je peux aussi créer le fichier après comme ceci:

envsubst < avant > après

Rien n’apparaît à l'écran puisque la sorte standard a été redirigée vers le fichier après.

Je peux aussi indiquer quelles sont les variables à considérer:


Cette fois var3 est ignoré.
Les variables à traiter peuvent même se trouver au sein d'un texte (appelé shell-format si on se réfère à man envsubst):


Ce texte peut se trouver dans un fichier.
Si le fichier sf-file contient par exemple

$var1 joue avec $var2

$var1 va au restaurant


la commande

envsubst "$(cat sf-file)" < avant

donnera le résultat escompté:


Avec l'option -v, envsubst donne la liste des variables qui seront retenues suite à l'utilisation d'un shell-format. L'entrée standard est ignorée. 
Exemple:



Avec cette commande:

envsubst -v "$(env | grep '^var' | sed 's/^/\$/')"

seules seront retenues les variables définies au début de ce billet:



dimanche 13 février 2022

sed et substitution

 Je considère le fichier toto:

Je m'appelle Toto.

Je vais à l'école avec Tata

Nous allons à pied car ce n'est pas loin.

Elle m'aime et ça c'est cool!

Et oui Tata aime Toto et Toto aime Tata.

La vie est belle car Tata habite près de Toto.

Ils se voient tous les jours!


Je voudrais y remplacer Tata par Titine (les amours sont changeantes), ce qui peut se faire aisément (en linux, dans un terminal) avec la commande sed:

sed -n 's/Tata/Titine/gp' toto
Je vais à l'école avec Titine
Et oui Titine aime Toto et Toto aime Titine.
La vie est belle car Titine habite près de Toto.

L'option -n de la commande sed empêche l'impression automatique. Le flag g provoque le remplacement de Tata par Titine pour toutes les occurrences de Tata. Le flag p provoque l'impression des lignes modifiées.
Pour des explications plus complètes voir ici.
Un problème se pose si le nom de la nouvelle copine est dans une variable:

export var=Titine
sed -n 's/Tata/$var/gp' toto
Je vais à l'école avec $var
Et oui $var aime Toto et Toto aime $var.
La vie est belle car $var habite près de Toto.

La substitution ne s'effectue pas !
La solution est toute simple: il suffit d'entourer le script avec des guillemets:

sed -n "s/Tata/$var/gp" toto
Je vais à l'école avec Titine
Et oui Titine aime Toto et Toto aime Titine.
La vie est belle car Titine habite près de Toto.

Autre solution:

sed -n 's/Tata/'$var'/gp' toto
Je vais à l'école avec Titine
Et oui Titine aime Toto et Toto aime Titine.
La vie est belle car Titine habite près de Toto.

La substitution de variable n'est plus empêchée car la première zone ouverte avec un apostrophe est ensuite refermée avant la variable

Si la variable contient le caractère "/" qui sert de séparateur dans sed, ce caractère doit alors être échappé.
Exemple:

export var='Titine\/02'
sed -n "s/Tata/$var/gp" toto
Je vais à l'école avec Titine/02
Et oui Titine/02 aime Toto et Toto aime Titine/02.
La vie est belle car Titine/02 habite près de Toto.

Une autre possibilité est d'utiliser un autre séparateur:

export var=Titine/02
sed -n "s:Tata:$var:gp" toto
Je vais à l'école avec Titine/02
Et oui Titine/02 aime Toto et Toto aime Titine/02.
La vie est belle car Titine/02 habite près de Toto.

Il reste à traiter le cas où l'instruction sed se trouve dans un fichier script, que je vais appeler totofile.
Donc le fichier totofile contient:

s/Tata/$var/gp

Allons y

export var=Titine
sed -n -f totofile toto
Je vais à l'école avec $var
Et oui $var aime Toto et Toto aime $var.
La vie est belle car $var habite près de Toto.

La substitution ne s'effectue pas de nouveau !
La seule solution que j'ai trouvée consiste à utiliser envsubst:

export var=Titine
sed -n -f <(envsubst < totofile) toto
Je vais à l'école avec Titine
Et oui Titine aime Toto et Toto aime Titine.
La vie est belle car Titine habite près de Toto.

jeudi 8 juillet 2021

Imprimante HP et openSUSE

J'ai eu quelques petits soucis lors de l'installation de mon imprimante HP dans openSUSE15.3 (kde)

Aussi je vais tout reprendre dans cet article;

En premier j'installe hplip. En ligne de commande: 

sudo zypper install hplip

Pour moi c'est le plus rapide et le plus facile. Mais on peut aussi procéder via une interface graphique

Choisir Yast software dans le menu:


puis effectuer une recherche sur hplip:


sélectionner hplip, clic droit et dans le menu contextuel qui surgit, prendre 'Installer' (évidemment sur l'image hplip est déjà noté comme étant installé). 

Ensuite dans le menu j'ouvre Yast (administration du système, en fait c'est yast2). Dans la section 'Imprimante', j'appuie sur 'Ajouter une imprimante'. Aucune imprimante n'est trouvée, mais je peux maintenant lancer hp-setup:


J'ai déjà connecté mon imprimante au réseau via mon smartphone et je connais son adresse ip, et j'ai coché et entré les informations qui conviennent  dans l'écran suivant:


Si j’avais coché comme type de connextion wifi (ce qui est pourtant le cas) j'aurais du établir une connexion usb temporaire entre l'imprimante et un ordinateur.

Je termine l'installation, puis j'ai accès au gestionnaire de l'imprimante soit via le menu:



soit en cliquant doit sur l'icone hp dans la systray:


soit en lançant la commande hp-toolbox.

Je peux vérifier les niveaux d'encre:


définir la taille du papier (A4) et sélectionner une impression recto verso. Ce genre d'impression s'effectue sans aucune manipulation de papier. Je peux prendre comme charnière virtuelle soit bord long, soit bord court.

Les soucis ont commencés lorsque j'ai voulu utiliser le scanner. L'installation d'un plugin est requise.

Hélas:


Pour en sortir, j'ai téléchargé ici les fichiers hplip-3.20.11-plugin.run et hplip-3.20.11-plugin.run.asc .

Ensuite j'ai lancé la commande

sudo sed -i 's/pool.sks-keyservers.net/keyserver.ubuntu.com/g' /usr/share/hplip/base/validation.py

qui remplace dans le fichier /usr/share/hplip/base/validation.py, pool.sks-keyservers.net par keyserver.ubuntu.com.

Bien sûr on pourrait procéder autrement: ouvrir le Gestionnaire de fichier en mode super utilisateur,


naviguer jusqu’au fichier validation.py, l'ouvrir avec un éditeur puis effectuer le remplacement. Mais un copier-coller de la commande indiquée est quand même plus rapide.

Cette fois l’installation du plugin réussit en prenant le choix qui convient:

L'installation du plugin peut se demander avec la commande hp-plugin.
Si je veux rester en mode texte la commande est

hp-plugin --plugin=~/Téléchargements -i


jeudi 20 mai 2021

Hypnotix et wayland

Wayland est devenu le protocole d’affichage par défaut pour la nouvelle version (21.04) d'Ubuntu, à la place de Xorg.

Certes il est toujours possible de choisir Xorg dans la fenêtre de connexion (en bas à droite) .

Pour vérifier ce qui est utilisé, il suffit de lancer la commande:

inxi -G


Hypnotix, le lecteur de TV développé pour Linux Mint, peut s'installer facilement dans Ubuntu (voir par exemple ici).

Il fonctionne directement sans problème avec Xorg, mais pas avec Wayland: quelques petits ajustements sont nécessaires.

Dans les préférences d'hypnotix



ajouter vo=x11 dans les options MPV


Il reste alors à lancer hypnotix avec la commande

GDK_BACKEND=x11 hypnotix

Je désire ne plus passer par la ligne de commande, mais cliquer sur une icone du menu. Ces icônes sont liées à des fichiers desktop qui se trouvent dans

/usr/share/applications

Il faut alors modifier le fichier desktop qui convient, remplacer dans la clause Exec 'hypnotix' par 'env GDK_BACKEND=x11 hypnotix'

Je peux par exemple lancer la commande

sudo sed '/Exec/s/hypnotix/env GDK_BACKEND=x11 hypnotix/' /usr/share/applications/hypnotix.desktop

ou procéder avec 

sudo gedit /usr/share/applications/hypnotix.desktop

(suite à un problème 'Editer en tant que root' ne fonctionne  actuellement pas avec Ubuntu 21.04)

Pour être certain que le menu utilise le bon fichier desktop, il reste à copier celui que l'on vient de modifier dans le répertoire personnel de l'utilisateur:

cp  /usr/share/applications/hypnotix.desktop ~/.local/share/applications/


mercredi 28 avril 2021

Hypnotix: passer à la version 1.6 avec Ubuntu

 Si dans Ubuntu, on a installé la version 1.1 d'hypnotix (comme expliqué un peu partout), on peut envisager d'installer la nouvelle version 1.6 telle qu'elle est développée pour linux mint;

Je télécharge le paquet (depuis un terminal, c'est rapide et pratique):

wget http://packages.linuxmint.com/pool/main/h/hypnotix/hypnotix_1.6_all.deb

puis je l'installe (à l'aide d'une commande):

sudo apt install ./hypnotix_1.6_all.deb

Et voilà, ça fonctionne; Hélas le fournisseur n'est plus le même et la liste des stations est fortement réduite.

Qu'à cela ne tienne, je reviens en arrière est installant l'ancien paquet, afin de récupérer l'adresse de l'ancien fournisseur.

Sur l'écran d’accueil, je clique sur la petite TV en haut à droite


puis je choisis d'éditer le fournisseur:

Erreur! 


J'affiche les détails:

Lançant hypnotix depuis un terminal, j'obtiens les mêmes infos: l'erreur est indiquée clairement.

Elle se situe ligne 799 du fichier /usr/lib/hypnotix/hypnotix.py



Je corrige l'erreur en supprimant name= dans le fichier concerné

sudo gedit /usr/lib/hypnotix/hypnotix.py

(gedit ou n'importe quel autre éditeur de textes)

Pour les allergiques à la ligne de commande, il leur est loisible de passer par le navigateur de fichiers nautilus (le paquet nautilus-admin doit avoir été installé):

Dans l'éditeur de textes, je peux facilement procéder à la correction:


Après avoir relancé le programme, j'atteins maintenant un écran où je peux copier l'adresse du fournisseur:



Cette adresse, je pourrai l'utiliser pour la nouvelle version en cliquant sur le bouton 'Ajouter un nouveau fournisseur'




Il reste à cliquer sur l'entrée du nouveau fournisseur:




lundi 1 mars 2021

rpm hypnotix pour openSUSE

Dans cet article j'avais expliqué comment sur Fedora construire facilement grâce à rpmerizor un paquet rpm pour hypnotix pour autant qu'on dispose du paquet deb.

Comme indiqué ici ce paquet peut aussi être construit et installé dans openSUSE.

Ce paquet ne fournit malheureusement aucune indication sur ce qui est requis pour que hypnotix fonctionne. Les paquets nécessaires peuvent être installés à part, mais rien empêche que l'un deux ne soit désinstallé. L'idéal est donc d'indiquer ce qui est requis dans le paquet rpm.

rpmerizor a construit non seulement le paquet mais aussi l'arborescence qui convient:


et aussi un fichier spec qui peut être modifié pour inclure les dépendances.

Dans ce fichier spec, introduire après le tag Group le tag Requires:

Summary: IPTV Player

Name: %{name}

Version: %{version}

Release: 1

License: GPL

Group: video

Requires:python3-IMDbPY python3-setproctitle typelib-1_0-XApp-1_0 python3-pycairo python3-python-mpv python3-requests python3-gobject-Gdk 

En image:



Il reste alors à régénérer le paquet rpm avec la commande

rpmbuild -bb --buildroot=/tmp/rpmerizor_buildroot ~/rpmbuild/SPECS/hypnotix-1.1.spec

A noter que toutes ces manipulations peuvent s'effectuer en tant qu'utilisateur ordinaire;

Il suffit maintenant d’installer le paquet pour que tout ce qui est nécessaire s'installe.

L'inconvénient d'un tel paquet est qu'il est maintenant valable pour une distribution donnée.

vendredi 26 février 2021

Désinstallation multiple

Je suis dans openSUSE, distribution basée sur le système de paquets rpm. J'ai installé un programme dont je ne veux plus.

La commande

sudo zypper remove -u nom-du-programme 

va désinstaller le programme en question et toutes les dépendances venues avec lui et qui sont maintenant inutiles.

Très bien, mais si j'ai effectué de nombreuses installations et que je veux revenir en arrière?

La commande

rpm -qa --last | more

permet de lister les derniers programmes installés, mais elle n'est pas très pratique ne serait-ce que pour en extraire le nom des paquets. 
Il est préférable d'utiliser la commande suivante:

rpm -qa --queryformat "%{INSTALLTIME} %{INSTALLTIME:date} %{NAME}\n" | sort -r  | awk '{print NR,$0}' | more

Le premier INSTALLTIME est nécessaire pour le tri (commande sort). La date (et l'heure) aident à déterminer quels sont les paquets à désinstaller. La géniale commande awk permet d'afficher un numéro de ligne. On peut donc déterminer que les paquets à désinstaller se trouve entre un numéro NR minimum (par exemple 6) et un numéro maximum (par exemple 58);
Il reste à procéder:

rpm -qa --queryformat "%{INSTALLTIME} %{NAME}\n" | sort -r  | awk 'NR==6,NR==58 {print $2}' | xargs sudo zypper remove

La première partie de la commande (avant | xargs) donne simplement la liste des paquets qui vont être désinstallés. En effet la ligne reçue par awk (désignée par $0) comprend deux champs ($1 et $2 séparés par un espace). xargs transmet cette liste de paquets à zypper, en tant qu'arguments.
Après le lancement de la commande, il est encore possible de refuser la changement:


il est important de vérifier le nombre de paquets qui vont être supprimés. Certains paquets sont peut-être devenus indispensables pour d'autres paquets installés ultérieurement: dans ce cas, ceux-ci seront aussi supprimés.
A part zypper, toutes les autres commandes sont indépendantes de la distribution, pourvu qu'elle utilise le système de paquets rpm.
Ainsi par exemple pour Fedora la commande serait:

rpm -qa --queryformat "%{INSTALLTIME} %{NAME}\n" | sort -r  | awk 'NR==6,NR==58 {print $2}' | xargs -o sudo dnf remove

Cependant pour Fedora, il est de loin préférable de travailler autrement. Chaque ensemble d'installations correspond à une transaction.

dnf history list

permet de repérer le ou les numéros des transactions à défaire.

dnf history info numéro

affiche les détails d’une transaction.

dnf history undo numéro

désinstalle les paquets installés lors de la transaction.