mercredi 23 novembre 2011

Formulaires dans libreoffice base

Nous allons revenir sur le sujet traité dans ce billet, à savoir la création de formulaires dans libreoffice base (à l'époque c'était openoffice base).
L'approche sera cette fois différente: nous n'utiliserons pas l'assistant et donnerons un rôle encore plus important au navigateur de formulaires. La base de données utilisée (appelée bd01) est une base de données PostgreSQL concernant comme précédemment la gestion du personnel d'une entreprise.

Création de la structure du formulaire.
Après connexion à cette base de données cliquons sur "Créer un formulaire en mode Ébauche" et ensuite dans la fenêtre qui apparaît cliquons sur l'icône du navigateur de formulaire située dans la barre d'outils horizontale inférieure:
Dans le navigateur, cliquons droit sur "Formulaires" et dans le menu contextuel qui surgit, choisissons "Nouveau Formulaire":
Ce nouveau formulaire s'appelle par défaut "Formulaire". Donnons lui un nom plus parlant. Pour afficher les données qui nous intéressent, nous allons utiliser une table "selection" contenant l'identifiant (matricule) du dossier à sélectionner. nous appellerons donc ce premier formulaire "Sélection".
Recommençons l'opération en cliquant droit sur l'icône du formulaire qui vient d'être créé:


Le nouveau formulaire (qui dépendra de "Sélection") contiendra les données des employés de l'entreprise: nous l’appellerons "Employés".
Continuons de la sorte de manière à arriver à ceci:

"Département" affichera le département du lieu de résidence de l'employé, "Salaire" le salaire pour un mois donné et "Détails" les détails de ce salaire (prime, régularisation, heures sup etc).
Il s'agit d'un exemple.
Autre exemple:
Il s'agit cette fois d'une structure correspondant à l'affichage des données d'un client (d'un magasin) avec date et montant d'une facture et les détails de celle-ci.

Sources de données et liens entre sous-formulaires.
Ouvrons la fenêtre "Propriétés"du formulaire "Sélection". On peut procéder via le menu contextuel de "Sélection" ou en cliquant sur l'icône formulaire de la barre d'outils:

On déclare la source de données comme étant la table selection et on n'autorise ni les ajouts ni les suppressions:


Rappelons que la table selection dont voici la description (ouput de la meta commande psql \dS):
  Colonne  |  Type   | Modificateurs
-----------+---------+---------------
 id        | integer | non NULL
 matricule | integer |
Index :
    "selection_pkey" PRIMARY KEY, btree (id)
est une table outil dont le seul but est de nous permettre d'afficher aisément le dossier qui nous intéresse.
(NB: les tables PostgreSQL dont le contenu est amené à être modifié dans libreoffice base doivent être munies d'une clef primaire)
Passons aux propriétés du sous-formulaire "Employés". La source de données à indiquer est la table que nous avons précédemment appelé entrh.
Elle contient les colonnes:
   Colonne   |     Type      | Modificateurs                    
-------------+---------------+---------------
 matricule   | integer       | non NULL
 nom         | character(50) |
 adresse     | character(50) |
 code_postal | character(5)  |
 cp_seq      | smallint      |
 naissance   | date          |
 sexe        | character(1)  |
 service     | character(2)  |
Les colonnes code_postal et cp_seq constituent une clé étrangère (foreign key) établissant une relation d'intégrité référentielle avec une table des codes postaux (frcp dans notre base de données) contenant le nom des localités:
    Colonne    |     Type      | Modificateurs
---------------+---------------+---------------
 code_postal   | character(5)  | non NULL
 cp_seq        | smallint      | non NULL
 localite_nom  | character(50) |
 code_departem | character(2)  |
De même la colonne service est définie comme une clé étrangère pointant vers une table service contenant le nom du service:
   Colonne    |     Type      | Modificateurs
--------------+---------------+---------------
 service_id   | character(2)  | non NULL
 dénomination | character(25) |

Le lien entre les formulaires  "Employés" et "Sélection" sera basé sur la colonne matricule:


Le nom du département se trouve dans une table nommée frdepartem:
   Colonne    |     Type      | Modificateurs
--------------+---------------+---------------
 departem_id  | character(2)  | non NULL
 departem_nom | character(30) |
 code_region  | character(2)  |
Pour avoir la possibilité de déduire le nom du département sur base du code postal, nous pouvons au niveau de PostgreSQL définir une vue liant les tables frcp et frdepartem:
CREATE VIEW cpdep AS
SELECT     
    frcp.code_postal,
    frcp.cp_seq,
    frcp.localite_nom,
    frdepartem.departem_nom
FROM frcp frcp, frdepartem frdepartem
WHERE (frcp.code_departem = frdepartem.departem_id)

GRANT SELECT ON cpdep TO PUBLIC
On peut aussi créer une requête dans libreoffice base.
Pour libreoffice, cette vue apparaît comme une table que nous allons désigner comme source de données du sous-formulaire "Département" qui sera lié à "Employé" via code_postal et cp_seq:


Pour le reste nous avons créé la table paie (et donné les droits adéquats):
CREATE TABLE paie
(matricule INTEGER,
 mois CHAR(6),
 seq SMALLINT,
 code CHAR(2),
 montant NUMERIC(13,2),
 PRIMARY KEY (matricule,mois,seq),
 FOREIGN KEY (matricule) REFERENCES entrh)
;
GRANT ALL ON paie TO gestionrh
;
Cette table est liée dans une relation d'intégrité référentielle avec entrh, de sorte qu'un employé ne peut pas être supprimé s'il existe un paiement le concernant.
Nous avons aussi créé la vue salaire:
CREATE VIEW salaire
AS
SELECT matricule, mois, sum(montant) AS montant
FROM paie
GROUP BY matricule, mois
;
GRANT SELECT ON salaire TO gestionrh
;
Cette vue sera notre source de données ordonnée suivant le mois pour le sous-formulaire "Salaire", la laison avec "Employés" étant basée sur la colonne matricule:


Enfin pour le sous-formulaire "Détails", on établit les propriétés comme suit:



Mise en place des éléments du formulaire.
Passons à l'étape de la mise en place des différents éléments du formulaire.
Choisissons en premier un arrière-plan en passant par le menu  Format -> Page:


soit une couleur, soit une image:


Reste à disposer les différents champs.
Avant de procéder, veillons à ce que "Sélection" soit sélectionné au niveau du navigateur de formulaires.
Dans la barre d'outils verticale de gauche, choisissons "Champ d'étiquette":


Après que nous ayons dimensionné cet élément, cliquons droit pour afficher son menu contextuel:


Via l'élément du menu appelé "Contrôle" nous accédons à la fenêtre des propriétés:


Modifions le nom en "lblmatricule" et la valeur de l'étiquette en "Matricule".
Sélectionnons maintenant "Champ formaté" (toujours dans la barre d'outils verticale):


Nous plaçons ce champ en dessous du champ d'étiquette précédent et dans la fenêtre des propriétés, après avoir renommer ce champ, nous appuyons sur les 3 petits points qui permettent de lui attribuer le champ d'étiquette (label) précédent:


Nous mettons également la Séquence d'activation à 1:


Comme champ de données, nous prenons évidemment "matricule":


Le menu contextuel obtenu lorsque les deux éléments sont sélectionnés nous offre la possibilité de les grouper:


Après avoir sélectionné "Employés" dans le navigateur de formulaires, déposons et déployons un bouton issu de la barre d'outils gauche:

à droite du champ formaté fmtmatricule. Dans la fenêtre propriétés, onglet général, étiquette nous remplaçons la valeur standard "Bouton"  par "OK": 


C'est ce mot qui apparaîtra sur le bouton.
D'autre part, nous attribuons à ce bouton l'action "Rafraîchir le formulaire":


Procédant comme pour le matricule, plaçons sur le formulaire un champ de type zone de texte, surmonté de son étiquette, qui affichera le nom de l'employé.

Rôle du focus.
Après avoir enregistré le formulaire, désactivons le mode ébauche:


Le nom correspondant au matricule qui est inscrit dans la rangée unique de notre table sélection apparaît alors à l'écran:


Dès l'instant où nous modifions le matricule, la petite disquette de la barre d'outils horizontale prend des couleurs: 


signe que le matricule à l'écran n'est plus celui de la base de données.
Frappons la touche "Tabulation": le focus se déplace sur le bouton (ce qui est matérialisé par le rectangle en points tillés autour du mot OK) et la petite disquette perd ses couleurs:


il y a eu écriture du matricule 1007 dans la table sélection. Cela ne fonctionne pas si le bouton appartient au formulaire "Sélection". Autrement dit, l'opération d'écriture se déclenche lorsque le focus quitte le formulaire "Sélection" .
Si nous appuyons maintenant sur le bouton (par exemple en frappant la touche "Enter"), le nom correspondant au matricule 1007 s'affiche:


Nous pouvons aussi directement appuyer sur le bouton à l'aide de la souris (sans y amener le focus à l'aide la touche "tabulation"). Dans ce cas, le fait de cliquer met le focus sur le bouton, ce qui provoque l'écriture, celle-ci étant immédiatement suivie du rafraîchissement (action liée au bouton).
(EDIT: voir dans ce billet comment rafraîchir sans utiliser le bouton OK) 
Cliquer sur le bouton y met le focus à condition que dans les propriétés du bouton l'option (par défaut) 'Focus sur clic' ait été conservée:


Dans le cas contraire, cliquer sur le bouton sans toucher au clavier après saisie du matricule, ne produit aucun effet. Mais comment alors parvenir à ses fins sans plus toucher au clavier? Simplement il suffit avant de cliquer de déposer le curseur dans le champ nom, déclenchant ainsi l'écriture du matricule. Mais cette manipulation n'est évidemment jamais nécessaire puisque par défaut 'Focus sur clic = Oui'. 

Afficher la localité à l'aide de macros.
Continuons maintenant à disposer les différents éléments constitutifs du sous-formulaire "Employés": 
champ de date pour la date de naissance, accessible en cliquant sur "Contrôles supplémentaires"


boutons radio pour le sexe
zone de liste pour le service
adresse, code postal ...
(Pour le détail des manipulations voir ce billet.)
Par la magie de la zone de liste "service", le nom du service apparaît en clair à l'écran et le code derrière (qui est la seule information présente dans entrh) est transparent pour l'utilisateur.
Nous aimerions procéder de même pour la localité de résidence de l'employé et rendre transparent le numéro de séquence (cp_seq) qui associé au code postal pointe vers une localité de frcp. Mais nous allons nous heurter à un gros problème: comment limiter la liste aux localités dont le code postal est celui affiché? Pour parvenir à nos fins, nous allons devoir faire appel à une macro.
Mais tout d'abord, afin d'éliminer un problème  qui se présentera lors de l'utilisation de la macro, définissons une vue:
CREATE VIEW frcpn AS
SELECT frcp.code_postal::numeric AS code_postal,
frcp.cp_seq,
frcp.localite_nom,
frcp.code_departem
FROM frcp
;
GRANT SELECT ON frcpn TO PUBLIC
;
La seule différence entre la vue frcpn et la table originale est que le code postal est maintenant une grandeur de type numérique.
Notre zone de liste sera basée sur cette vue:


Le champ affiché est le nom de la localité:


Et les deux champs qui doivent coïncider sont les deux champs cp_seq:


Nous appellerons cette zone de liste lboxlocalite:


Le contenu de la liste est basé sur une instruction sql:


à laquelle on voudrait ajouter une clause WHERE via l'appel à une macro.
Les macros que nous allons utiliser se trouvent dans un fichier dont voici le contenu:

option explicit
dim  LstLocalite AS Object
'*******************************
sub MajListe
'*******************************
DIM var_code_postal
LstLocalite = Thiscomponent.DrawPage.Forms.GetByName("Sélection").getByName("Employés").getByName("lboxlocalite")
var_code_postal = Thiscomponent.DrawPage.Forms.GetByName("Sélection").getByName("Employés").getByName("txtcode_postal").TEXT
LstLocalite.ListSource() = array("SELECT localite_nom, cp_seq FROM public.frcpn AS frcpn WHERE code_postal =" & var_code_postal)
LstLocalite.refresh 
end sub
'*******************************
sub Actualisation
'*******************************
dim ExoTrav
MajListe  
ExoTrav= ExoRechercheDansTableau(LstLocalite.ValueItemList, LstLocalite.boundField.Value)
if ExoTrav <> "#N/A" then
LstLocalite.SelectedItems = array(ExoTrav)
else
LstLocalite.SelectedItems = array(0)
end if
end sub
'**************************************************
Function ExoRechercheDansTableau(ExoTablo, ExoRech)
'**************************************************
dim i as integer
ExoRechercheDansTableau = "#N/A"
for i = lbound(ExoTablo) to ubound(ExoTablo)
if ExoTablo(i)= ExoRech then
ExoRechercheDansTableau = i
exit for
end if
next i
end function

lbxlocalite correspond au nom de la zone de liste "Localité" et txtcode_postal au nom du champ "Code postal":


Pour intégrer ces macros à notre fichier odb, il faut passer par Outils->Macros-> Gérer les macros:


Sélectionnant bd01.odb (notre fichier odb), on appuie sur "Nouveau":


Après avoir valider "Module 1" dans la fenêtre qui surgit, on atterrit dans un éditeur et on y remplace le texte qui y figure:


par celui des 3 macros ci-dessus.
Assignons la macro "MajListe" à l'événement "Modifié" du champ txtcode_postal. Pour ce faire, on procède via la fenêtre des propriétés du champ, onglet Événement:


Un appui sur les 3 petits points de droite, nous permet d'arriver facilement sur le sélecteur de macro:


De même on assigne la macro "Actualisation" à l'événement "Après le changement d'enregistrement" du formulaire "Employés".
Vérifions si tout est OK:


C'est parfait: le numéro de séquence cp_seq est maintenant transparent pour l'utilisateur du formulaire. Le formulaire est donc considérablement simplifié puisqu'on ne doit plus afficher à l'intention de l'utilisateur une liste des numéros de séquence possibles avec les localités correspondantes. De plus, l'utilisateur ne doit plus encoder un numéro de séquence, mais cliquer sur une localité dans une liste déroulante. Pour éviter les avertissements relatifs à l'utilisation de macros, allons dans Outils -> Options -> Sécurité -> Sécurité des macros, onglet "Sources de confiance" et ajoutons le chemin vers notre fichier odb:



Le formulaire final.
Reste à compléter les sous-formulaires Département, Salaire et Détails.
Voici un exemple de ce à quoi on peut arriver:


(Nous avons remplacé la zone de saisie du matricule par une "boite combinée".)

jeudi 20 octobre 2011

rpmerizor

rpmerizor est un outil qui permet de générer très facilement un rpm lorsqu'on dispose des fichiers que le paquet est censé installer.
On le trouve ici.
Pour montrer comment cet outil peut être utilisé, nous allons revenir sur le cas traité dans le billet précédent.
Nous avons téléchargé le paquet libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb, puis nous en avons extrait le contenu...
[toto@rigel work]$ ar xv libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb
x - debian-binary
x - control.tar.gz
x - data.tar.lzma
[toto@rigel work]$ tar x --lzma -f data.tar.lzma
[toto@rigel work]$ tar xzf control.tar.gz
et effectué quelques petites manipulations:
[toto@rigel work]$ mv usr/lib usr/lib64
[toto@rigel work]$ mkdir work-b
[toto@rigel work]$ mv usr work-b
Et voilà, nous sommes prêts à utiliser rpmerizor. Après le lancement de la commande, il nous restera à fournir quelques informations (en bleu dans ce qui suit) dont certaines proviennent du fichier control du paquet debian (vive le copier-coller):
[toto@rigel work]$ rpmerizor -name libreoffice-sdbc-postgresql -version 0.8 --rootdir work-b
name: libreoffice-sdbc-postgresql
version: 0.8
A brief one line description.
SUMMARY> LibreOffice extension for PostgreSQL SDBC driver
The integer number of times you have built this rpm.
RELEASE> 0
toplevel_group/subclass (no biggie either way).
GROUP> Converted/misc
A sales pitch for the package.  A blank line means you are done.
DESCRIPTION> LibreOffice is a full-featured office productivity suite that provides
DESCRIPTION> a near drop-in replacement for Microsoft(R) Office.
DESCRIPTION> .
DESCRIPTION> The PostgreSQL SDBC Driver allows one to use the PostgreSQL database from
DESCRIPTION> LibreOffice without any wrapper layer such as ODBC or JDBC.
DESCRIPTION>
mkdir /home/toto/rpmbuild
mkdir /home/toto/rpmbuild/SPECS
write spec file on /home/toto/rpmbuild/SPECS/libreoffice-sdbc-postgresql-0.8.spec
Exécution_de(%prep): /bin/sh -e /var/tmp/rpm-tmp.spL2j6
+ umask 022
+ cd /home/toto/rpmbuild/BUILD
+ ln -s /home/toto/work/work-b /tmp/rpmerizor_buildroot
+ exit 0
Processing files: libreoffice-sdbc-postgresql-0.8-0.x86_64
Provides: config(libreoffice-sdbc-postgresql) = 0.8-0
Requires(rpmlib): rpmlib(CompressedFileNames) <= 3.0.4-1 rpmlib(PayloadFilesHavePrefix) <= 4.0-1
Requires: /bin/sh
attention: Ne peut canoniser le nom d'hôte: rigel
Ecrit: /home/toto/rpmbuild/RPMS/x86_64/libreoffice-sdbc-postgresql-0.8-0.x86_64.rpm
Exécution_de(%clean): /bin/sh -e /var/tmp/rpm-tmp.tMJEcA
+ umask 022
+ cd /home/toto/rpmbuild/BUILD
+ rm /tmp/rpmerizor_buildroot
+ exit 0
package can be found on /home/toto/rpmbuild/RPMS
[toto@rigel work]$
Le produit a créé une arborescence rpmbuild standard:
Nous constatons qu'il a aussi créé un fichier spec que nous pouvons éditer pour y ajouter par exemple quelques dépendances requises:
Summary: LibreOffice extension for PostgreSQL SDBC driver
Name: %{name}
Version: %{version}
Release: 2
License: GPL
Group: Converted/misc

Requires: libreoffice-ure >= 3.3.3 libreoffice-core

%description
LibreOffice is a full-featured office productivity suite that provides
a near drop-in replacement for Microsoft(R) Office.
.
The PostgreSQL SDBC Driver allows one to use the PostgreSQL database from
LibreOffice without any wrapper layer such as ODBC or JDBC.
On peut alors construire un nouvel rpm tenant compte du spec modifié:
[toto@rigel ~]$ rpmbuild -bb --buildroot=/tmp/rpmerizor_buildroot ~/rpmbuild/SPECS/libreoffice-sdbc-postgresql-0.8.spec
Exécution_de(%prep): /bin/sh -e /var/tmp/rpm-tmp.NxDuhU
+ umask 022
+ cd /home/toto/rpmbuild/BUILD
+ ln -s /home/toto/work/work-b /tmp/rpmerizor_buildroot
+ exit 0
Processing files: libreoffice-sdbc-postgresql-0.8-0.x86_64
Provides: config(libreoffice-sdbc-postgresql) = 0.8-0
Requires(rpmlib): rpmlib(CompressedFileNames) <= 3.0.4-1 rpmlib(PayloadFilesHavePrefix) <= 4.0-1 Requires: /bin/sh attention: Ne peut canoniser le nom d'hôte: rigel Ecrit: /home/toto/rpmbuild/RPMS/x86_64/libreoffice-sdbc-postgresql-0.8-0.x86_64.rpm Exécution_de(%clean): /bin/sh -e /var/tmp/rpm-tmp.4M2L2S + umask 022 + cd /home/toto/rpmbuild/BUILD + rm /tmp/rpmerizor_buildroot + exit 0
Cela n'apparait pas dans l'output, mais les dépendances requises ont bien été ajoutées au rpm
[toto@rigel ~]$ rpm -qp --requires ~/rpmbuild/RPMS/x86_64/libreoffice-sdbc-postgresql-0.8-0.x86_64.rpm
/bin/sh
config(libreoffice-sdbc-postgresql) = 0.8-0
libreoffice-core
libreoffice-ure >= 3.3.3
rpmlib(CompressedFileNames) <= 3.0.4-1 rpmlib(PayloadFilesHavePrefix) <= 4.0-1

lundi 17 octobre 2011

Pilote postgresql sdbc: version 0.8

Ubuntu 11.10 est sorti et bonne nouvelle: il vient avec une toute nouvelle version, la version 0.8, du pilote libreoffice postgresql sdbc. Cette version remplace la version 0.7.6b qui avait un gros problème: elle permettait uniquement un accès en lecture seule. La nouvelle version est elle entièrement fonctionnelle. Il n'est donc plus nécessaire de retourner à OpenOffice 3.2 et à la version 0.7.6a du pilote (voir OOo base: retour vers le futur).
A nous les joies de LibreOffice 3.4. Pour y accéder à PostgreSQL via le pilote sdbc, il suffit d'installer le paquet libreoffice-sdbc-postgresql.
Il n'existe pas actuellement de paquet rpm pour la version 0.8 de ce pilote.
Pour une utilisation dans une distribution à base de rpm, on peut procéder comme ceci.
D'abord trouver et télécharger le fichier qui convient à son architecture, par exemple:
libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb.
Ensuite placer ce fichier dans un dossier work.
Puis:
[toto@rigel work]$ ar xv libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb
x - debian-binary
x - control.tar.gz
x - data.tar.lzma
[toto@rigel work]$ tar x --lzma -f data.tar.lzma
L'extraction du tar.lzma nous donne un répertoire usr:


Pour plus de facilités plaçons une copie du répertoire postgresql-sbbc-0.8.0 dans le répertoire work, copie que nous allons utiliser pour la constitution d'une archive zip.
[toto@rigel work]$ cp -r usr/lib/libreoffice/share/extensions/postgresql-sdbc-0.8.0/ .
[toto@rigel work]$ zip -r postgresql-sdbc-0.8.0.zip postgresql-sdbc-0.8.0/
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/ (stored 0%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/postgresql-sdbc.unorc (stored 0%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/description.xml (deflated 56%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/META-INF/ (stored 0%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/META-INF/manifest.xml (deflated 62%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/postgresql-sdbc-impl.uno.so (deflated 69%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/postgresql.xcu (deflated 64%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/postgresql-sdbc.uno.so (deflated 68%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/description/ (stored 0%)
  adding: postgresql-sdbc-0.8.0/description/description_en-US.txt (deflated 28%)
Nous disposons maintenant d'un fichier zip que nous pouvons ajouter en tant qu'extension à LibreOffice via le gestionnaire des extensions.
Avant de procéder, il convient toutefois d'effacer toute trace du pilote précédent.
[toto@rigel work]$ unopkg remove postgresql-sdbc-0.7.6b.zip
Si cette commande échoue:
[toto@rigel work]$ rm -rf ~/.libreoffice/3/user/uno_packages/
Dans le cas où l'installation du pilote précédent a été effectuée en root pour l'ensemble des utilisateurs:
[root@rigel work]# unopkg remove --shared postgresql-sdbc-0.7.6b
Il reste éventuellement à désinstaller le paquet qui a fournit l'extension.
Au lieu d'utiliser le gestionnaire des extensions, nous pouvons installer la nouvelle extension comme suit:
[root@rigel work]# cp -r postgresql-sdbc-0.8.0 /usr/lib64/libreoffice/share/extensions/
[root@rigel work]# unopkg add -v --shared /usr/lib64/libreoffice/share/extensions/postgresql-sdbc-0.8.0/
Évidemment dans ce cas, il n'était nul besoin du fichier zip.
Pour ceux que la copie dans /usr/lib64/libreoffice/share/extensions/ font hurler, il reste une alternative: construire un paquet rpm, ce qui peut être fait relativement aisément à l'aide de rpmerizor.
Une autre solution consiste à utiliser alien pour obtenir un rpm à partir du deb.
Cependant si à partir d'un paquet deb 64 bits par exemple, nous souhaitons une installation dans /usr/lib64 et non dans /usr/lib, il y a quelques manipulations à effectuer.
Procédons depuis Ubuntu.
toto@rigel:~work$ apt-get download libreoffice-sdbc-postgresql
Réception de : 1 Téléchargement de libreoffice-sdbc-postgresql 1:0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2 [211 kB]
toto@rigel:~work$ ar xv libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb
x - debian-binary
x - control.tar.gz
x - data.tar.lzma
toto@rigel:~work$ tar xv --lzma -f data.tar.lzma
toto@rigel:~work$ tar xzvf control.tar.gz
./
./postinst
./preinst
./md5sums
./control
En plus du tar.lzma, nous avons cette fois extrait le tar.gz.
Remplaçons /usr/lib par /usr/lib64:
toto@rigel:~work$ mv usr/lib usr/lib64
toto@rigel:~work$ sed -i.old 's/lib/lib64/' md5sums
Reconstruisons le paquet deb:
toto@rigel:~/Téléchargements/work$ mkdir -p work-b/DEBIAN
toto@rigel:~/Téléchargements/work$ mv usr work-b
toto@rigel:~/Téléchargements/work$ mv control md5sums work-b/DEBIAN
toto@rigel:~/Téléchargements/work$ sudo dpkg -b work-b libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb
[sudo] password for toto:
dpkg-deb : avertissement : « usr/DEBIAN/control » contient le champ « Original-Maintainer » défini par l'utilisateur
dpkg-deb : avertissement : 1 avertissement ignoré sur le(s) fichier(s) « control »
dpkg-deb : construction du paquet « libreoffice-sdbc-postgresql » dans « libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb ».
Le paquet deb ainsi obtenu n'est pas destiné à être utilisé dans Ubuntu, mais bien à être transformé en rpm avec alien:
toto@rigel:~work$ sudo alien --to-rpm libreoffice-sdbc-postgresql_0.8.0+LibO3.4.3-3ubuntu2_amd64.deb
[sudo] password for toto:
libreoffice-sdbc-postgresql-0.8.0+LibO3.4.3-4.x86_64.rpm generated
Ce paquet peut maintenant être installé dans une distribution à base de rpm.
Avec Fedora 15 en tout cas, tout se passe bien et le pilote fonctionne avec LibreOffice 3.3.3.

mardi 11 octobre 2011

Deuxième session

Utilisons le menu de notre distribution préférée pour changer d'utilisateur.
Ça fonctionne: c'est merveilleux! En fait nous avons ouvert une deuxième session graphique en parallèle avec la première qui est encore bien présente.
Comment faire pour y revenir?
Examinons la situation:


Nous constatons que la première session est associée au terminal virtuel tty7 et la deuxième à tty8.
Nous pouvons donc basculer entre les deux sessions  à l'aide de CTRL-ALT-F7 et CTRL-ALT-8.
Il arrive cependant que l'item du menu 'Changer d'utilisateur' soit inopérant et ceci principalement en cas d'utilisation d'un autre bureau que celui par défaut. Plutôt que de se casser la tête pour y remédier, il est préférable de procéder manuellement.
Basculons vers tty2 (CTRL-ALT-F2) pour nous y connecter en tant que l'utilisateur qui sera propriétaire de la future deuxième session graphique.
Ensuite nous lançons la commande startx et recevons en retour une flopée de message d'erreurs, parmi lesquels celui-ci (qui n'est pas dénué de sens):
Fatal server error:
Server is already active for display 0
If this server is no longer running, remove /tmp/.X0-lock
and start again.
Evidemment, le serveur X qui va gérer la nouvelle session doit être démarré pour l'affichage (display) 1 et non pas 0 (comme on peut le constater ci-dessus sur l'ouput de la commande ps).
Recommençons cette fois avec la commande:
startx -- :1
Bingo: ça fonctionne. Tout baigne, sauf que cette fois on ne passe pas par la case 'display manager' (normal: on est déjà connecté) qui permet de choisir le type de session. Donc on se retrouve avec le bureau par défaut, ce qui n'est pas nécessairement notre désir le plus profond.
Certaines distributions comme Fedora (mais pas Ubuntu)  regardent dans le dossier /etc/sysconfig pour voir si les utilisateurs ne préfèrent pas un autre bureau que celui par défaut. Dans ce cas /etc/sysconfig contient un fichier desktop avec une ligne du genre:
DESKTOP=Bureau préféré.
Et bien vérifions:
[root@rigel ~]# cd /etc/sysconfig
[root@rigel sysconfig]# grep '^DESKTOP' desktop
grep: desktop: Aucun fichier ou dossier de ce type
[root@rigel sysconfig]#
Le fichier n'existe pas.
On peut aussi avoir ceci:
[root@rigel sysconfig]# grep '^DESKTOP' desktop
[root@rigel sysconfig]#
Le fichier existe mais il ne contient pas la ligne qui convient.
[root@rigel sysconfig]# echo 'DESKTOP=KDE' >> desktop
crée le fichier ad hoc ou si desktop existe déjà, y ajoute la ligne qui convient (si le bureau préféré est KDE).
Une autre possibilité est:
[root@rigel sysconfig]# grep '^DESKTOP' desktop
DESKTOP=GNOME
[root@rigel sysconfig]#
La définition du bureau préféré est bien présente, mais elle ne correspond pas à ce que nous voulons (dans l'hypothèse où notre bureau préféré est KDE).
Correction:
[root@rigel sysconfig]# sed -r -i.old 's/^(DESKTOP).*/\1=KDE/' desktop
Nous disposons donc maintenant d'un fichier desktop par la grâce duquel le bureau lancé par startx sera le bureau préféré de l'ensemble des utilisateurs.
Cependant, il nous est encore loisible de définir le bureau préféré d'un utilisateur donné. Il existe différentes façons de procéder dépendant de la distribution. Dans le cas de Fedora (et d'autres distributions), il suffit de créer un fichier ~/.Xclients:
[toto@rigel ~]$ echo 'startkde' > ~/.Xclients
[toto@rigel ~]$ chmod +x ~/.Xclients
('startkde' c'est bien sûr si le bureau désiré est KDE. Pour gnome mettre 'gnome-session')
A l'exécution de startx par un utilisateur, le système démarre le client préféré de cet utilisateur, à défaut le client préféré de l'ensemble des utilisateurs et enfin en l’absence de client préféré, le client par défaut de la distribution, suivant ce schéma (Fedora), réalisé avec kivio:


Examinons la situation dans le cas où une deuxième session a été lancée avec startx:

Le pid a été ajouté à l'output, de manière à pouvoir entrer plus dans les détails:
[toto@rigel ~]$  pstree -a 5360
bash
  └─startx /usr/bin/startx -- :1
      └─xinit /etc/X11/xinit/xinitrc -- /usr/bin/X :1 -auth /home/toto/.serverauth.6327
          ├─X :1 -auth /home/toto/.serverauth.6327
          └─ck-xinit-sessio /usr/bin/ssh-agent /home/toto/.Xclients
              └─sh /home/toto/.Xclients
                  ├─ssh-agent /home/toto/.Xclients
                  └─startkde /usr/bin/startkde
                      └─kwrapper4 ksmserver

xinit est appelé par startx qui lui intime (en l'absence du fichier ~/.xinitrc) d'exécuter le script /etc/X11/xinit/xinitrc aux fins de démarrer le programme client.
Si aucun script ne lui est désigné (ce n'est pas le cas s'il est appelé par startx), xinit recherche l'existence du fichier ~/.xinitrc. En l'absence de ce dernier, le client par défaut sera un xterm. Le serveur par défaut est X.
Ainsi la commande
xinit -- :1
a un effet plutôt surprenant: on bascule vers un écran sans gestionnaire de fenêtres, sans bureau, mais contenant un xterm (avec un shell bash). Dans cet xterm, on peut taper la commande startkde (par exemple), et voilà notre deuxième session sur les rails.
Une variante de la commande précédente est:
xinit -e 'startkde' -- :1
avec laquelle la deuxième session se lance sans que l'on ait plus à taper quoi que ce soit.
Cette dernière commande peut avoir une application assez amusante. Considérons que nous sommes aux commandes d'un système dans lequel X n'est pas démarré (ce qui correspond au niveau d'exécution 3 pour un grand nombre de distributions). La commande:
xinit -e 'gnome-system-monitor'
nous conduira vers un écran affichant graphiquement les performances du système.
On peut même lancer un éditeur graphique:
xinit -e 'gedit'
Mais tout ceci nous éloigne du sujet.
Pour le fun, signalons qu'il est possible de lancer une session graphique sans utilisation de xinit. Voici comment.
Depuis tty2, éventuellement en root si problème de droit, lancer X:
X :1
Depuis tty3:
xterm -display :1
Il reste à basculer vers le terminal virtuel où se trouve le xterm et y taper la commande adéquate (par exemple startkde).

Avec Ubuntu 11.04, il semblerait qu'il soit impossible de démarrer une session Unity sans passer par le display manager gdm.
Pour démarrer une session avec startx il convient donc de définir un bureau préféré (différent du bureau par défaut, à savoir Unity) en créant un fichier ~/.xsession contenant
gnome-session --session=classic-gnome (pour une session gnome normale)
startkde (pour kde)
Avec Ubuntu 11.10, startx peut maintenant ouvrir une session Unity, c'est la session par défaut et il n'est nul besoin d'un fichier ~/.xsession. Indiquons quand même que la commande qui serait à utiliser est simplement
gnome-session.
Il est également possible d'installer gnome shell tout en conservant un Unity fonctionnel. Pour que startx ouvre une session gnome shell, la commande est cette fois
gnome-session --session=gnome

dimanche 4 septembre 2011

GRUB

Présentation.
GRUB (Grand Unified Bootloader) est un programme qui a pour vocation première d'amorcer un système linux. Pour ce faire, une toute petite partie de GRUB, installée dans un secteur d'amorçage, charge d'abord un mini-noyau qui va procéder à l'affichage d'un menu. Un appui sur "Enter" démarre alors le système d'exploitation sélectionné. Appuyer sur "c" au lieu de "Enter"nous conduit dans un shell où nous pouvons taper diverses commandes. Affichons par exemple le contenu du fichier "hello" situé dans le répertoire personnel de toto situé sur la partition /home séparée /dev/sda9:


En fait, nous sommes déjà dans un mini système d'exploitation.
"Esc" nous renvoie dans le menu. Appuyer sur "e" nous permet d'éditer les différentes commandes du menu, mais les changements ne seront pas sauvegardés.
Où installer GRUB?
Le problème auquel on est confronté lors de l'installation d'une distribution linux est le choix du secteur d'amorçage où installer GRUB. Le secteur d'amorçage principal (MBR = Master Boot Record) ou secteur 0 du disque /dev/sda est habituellement proposé par défaut. Mais si le disque contient windows, valider ce choix conduira à la destruction du MBR de windows. Aussi, dans le cas où un seul disque est disponible, il est conseillé d'installer GRUB sur le secteur d'amorçage (VBR = Volume Boot Record) de la partition racine du système installé où de la partition /boot si partition /boot séparée il y a.
Cas d'une installation sur un VBR.
L'adresse du mini-noyau à charger est inscrite dans le VBR sous forme d'une adresse en secteurs relative à l'origine du disque (et non de la partition). Voyons cela de plus près en examinant depuis notre OS linux les premiers octets du VBR dans lequel GRUB legacy (traditionnel) a été installé:
# od -Ax -v -tx1 -N 0x50 /dev/sda1
000000 eb 48 90 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000010 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000020 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000030 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 03 02
000040 ff 00 00 80 9a 7f 00 00 00 08 fa 90 90 f6 c2 80
Le 'ff' à l'offset 0x40 indique que le  mini-noyau à charger se trouve sur le même disque. Dans le cas de GRUB legacy, il s'agit du fichier /boot/grub/stage2.
Les 4 octets à l'offset 0x44 contiennent l'adresse de ce fichier sous forme d'un nombre au format little-endian (octet de poids le plus faible à gauche). Dans le cas de notre exemple, cette adresse est 0x7f9a
Affichons le contenu du secteur situé à cette adresse:
# dd if=/dev/sda bs=512 count=1 skip=$((0x7f9a)) 2>/dev/null | od -Ax -tx1z
000000 52 56 5e bf f8 81 66 8b 2d 83 7d 04 00 0f 84 c4 >RV^...f.-.}.....<
000010 00 80 7c ff 00 74 3e 66 8b 1d 66 31 c0 b0 7f 39 >..|..t>f..f1...9<
000020 45 04 7f 03 8b 45 04 29 45 04 66 01 05 c7 04 10 >E....E.)E.f.....<
000030 00 89 44 02 66 89 5c 08 c7 44 06 00 70 50 66 31 >..D.f.\..D..pPf1<
000040 c0 89 44 04 66 89 44 0c b4 42 cd 13 0f 82 93 00 >..D.f.D..B......<
000050 bb 00 70 eb 56 66 8b 05 66 31 d2 66 f7 34 88 54 >..p.Vf..f1.f.4.T<
000060 0a 66 31 d2 66 f7 74 04 88 54 0b 89 44 0c 3b 44 >.f1.f.t..T..D.;D<
000070 08 7d 68 8b 04 2a 44 0a 39 45 04 7f 03 8b 45 04 >.}h..*D.9E....E.<
000080 29 45 04 66 01 05 8a 54 0d c0 e2 06 8a 4c 0a fe >)E.f...T.....L..<
000090 c1 08 d1 8a 6c 0c 5a 52 8a 74 0b 50 bb 00 70 8e >....l.ZR.t.P..p.<
0000a0 c3 31 db b4 02 cd 13 72 3a 8c c3 8e 45 06 58 c1 >.1.....r:...E.X.<
0000b0 e0 05 01 45 06 60 1e c1 e0 04 89 c1 31 ff 31 f6 >...E.`......1.1.<
0000c0 8e db fc f3 a4 1f 61 83 7d 04 00 0f 85 42 ff 83 >......a.}....B..<
0000d0 ef 08 e9 34 ff 5a ea 00 82 00 00 be 05 81 e8 3d >...4.Z.........=<
0000e0 00 eb 06 be 0a 81 e8 35 00 be 0f 81 e8 2f 00 eb >.......5...../..<
0000f0 fe 4c 6f 61 64 69 6e 67 20 73 74 61 67 65 32 00 >.Loading stage2.<
000100 2e 00 0d 0a 00 47 65 6f 6d 00 52 65 61 64 00 20 >.....Geom.Read. <
000110 45 72 72 6f 72 00 bb 01 00 b4 0e cd 10 46 8a 04 >Error........F..<
000120 3c 00 75 f2 c3 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 ><.u.............<
000130 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 >................<
*
0001f0 00 00 00 00 00 00 00 00 9b 7f 00 00 f1 00 20 08 >.............. .<
Il s'agit bien du premier secteur du fichier /boot/grub/stage2, comme on peut facilement le vérifier avec la commande:
# od -Ax -tx1z -N 0x200 /boot/grub/stage2

Avec GRUB 2 (le nouveau GRUB), c'est un peu différent:
# od -Ax -v -tx1 -N 0x70 /dev/sda3
000000 eb 63 90 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000010 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000020 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000030 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000040 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00
000050 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 80 40 f5 17 03
000060 00 00 00 00 ff fa 90 90 f6 c2 80 74 05 f6 c2 70
Le module à charger (mini-noyau) est cette fois /boot/grub/core.img dont le premier secteur est dans le cas de notre exemple situé à l'adresse 0x317f540:
# dd if=/dev/sda bs=512 count=1 skip=$((0x317f540)) 2>/dev/null | od -Ax -tx1z
000000 52 e8 28 01 74 08 56 be 33 81 e8 4c 01 5e bf f4 >R.(.t.V.3..L.^..<
000010 81 66 8b 2d 83 7d 08 00 0f 84 e9 00 80 7c ff 00 >.f.-.}.......|..<
000020 74 46 66 8b 1d 66 8b 4d 04 66 31 c0 b0 7f 39 45 >tFf..f.M.f1...9E<
000030 08 7f 03 8b 45 08 29 45 08 66 01 05 66 83 55 04 >....E.)E.f..f.U.<
000040 00 c7 04 10 00 89 44 02 66 89 5c 08 66 89 4c 0c >......D.f.\.f.L.<
000050 c7 44 06 00 70 50 c7 44 04 00 00 b4 42 cd 13 0f >.D..pP.D....B...<
000060 82 bb 00 bb 00 70 eb 68 66 8b 45 04 66 09 c0 0f >.....p.hf.E.f...<
000070 85 a3 00 66 8b 05 66 31 d2 66 f7 34 88 54 0a 66 >...f..f1.f.4.T.f<
000080 31 d2 66 f7 74 04 88 54 0b 89 44 0c 3b 44 08 0f >1.f.t..T..D.;D..<
000090 8d 83 00 8b 04 2a 44 0a 39 45 08 7f 03 8b 45 08 >.....*D.9E....E.<
0000a0 29 45 08 66 01 05 66 83 55 04 00 8a 54 0d c0 e2 >)E.f..f.U...T...<
0000b0 06 8a 4c 0a fe c1 08 d1 8a 6c 0c 5a 52 8a 74 0b >..L......l.ZR.t.<
0000c0 50 bb 00 70 8e c3 31 db b4 02 cd 13 72 50 8c c3 >P..p..1.....rP..<
0000d0 8e 45 0a 58 c1 e0 05 01 45 0a 60 1e c1 e0 03 89 >.E.X....E.`.....<
0000e0 c1 31 ff 31 f6 8e db fc f3 a5 1f e8 3e 00 74 06 >.1.1........>.t.<
0000f0 be 3b 81 e8 63 00 61 83 7d 08 00 0f 85 1d ff 83 >.;..c.a.}.......<
000100 ef 0c e9 0f ff e8 24 00 74 06 be 3d 81 e8 49 00 >......$.t..=..I.<
000110 5a ea 00 82 00 00 be 40 81 e8 3d 00 eb 06 be 45 >Z......@..=....E<
000120 81 e8 35 00 be 4a 81 e8 2f 00 eb fe bb 17 04 80 >..5..J../.......<
000130 27 03 c3 6c 6f 61 64 69 6e 67 00 2e 00 0d 0a 00 >'..loading......<
000140 47 65 6f 6d 00 52 65 61 64 00 20 45 72 72 6f 72 >Geom.Read. Error<
000150 00 bb 01 00 b4 0e cd 10 46 8a 04 3c 00 75 f2 c3 >........F..<.u..<
000160 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 >................<
*
0001f0 00 00 00 00 41 f5 17 03 00 00 00 00 31 00 20 08 >....A.......1. .<
De nouveau, nous pouvons facilement vérifier que le secteur ainsi affiché est bien le premier secteur du fichier /boot/grub/core.img
GRUB installé sur un VBR ne fonctionnera plus en cas de remplacement du fichier /boot/grub/stage2 ou /boot/grub/core.img suivant le cas. En effet l'adresse (en secteurs) inscrite dans le VBR ne correspond plus à l'emplacement du fichier à charger.
Cas d'une installation sur le MBR.
Qu'en est-il si GRUB est installé sur le MBR?
# od -Ax -v -tx1 -N 0x50 /dev/sda
000000 eb 48 90 d0 bc 00 7c 8e c0 8e d8 bf 1d 06 be 1d
000010 7c 50 57 b9 e3 01 f3 a4 b5 03 f3 ab cb 80 fa 8f
000020 7e 02 b2 80 52 52 bb 94 07 8d af 2a 00 8a 46 04
000030 66 8b 7e 08 66 03 3e b2 06 84 c0 74 0b 80 03 02
000040 ff 00 00 20 01 00 00 00 00 02 fa 90 90 f6 c2 80
Nous voyons que le module qui sera chargé se trouve immédiatement après le MBR (il occupe le secteur 01).
Quel est ce module?
# od -Ax -tx1z -N 0x200 -j 0x200 /dev/sda
000200 52 56 5e bf f8 21 66 8b 2d 83 7d 04 00 0f 84 c4 >RV^..!f.-.}.....<
000210 00 80 7c ff 00 74 3e 66 8b 1d 66 31 c0 b0 7f 39 >..|..t>f..f1...9<
000220 45 04 7f 03 8b 45 04 29 45 04 66 01 05 c7 04 10 >E....E.)E.f.....<
000230 00 89 44 02 66 89 5c 08 c7 44 06 00 70 50 66 31 >..D.f.\..D..pPf1<
000240 c0 89 44 04 66 89 44 0c b4 42 cd 13 0f 82 93 00 >..D.f.D..B......<
000250 bb 00 70 eb 56 66 8b 05 66 31 d2 66 f7 34 88 54 >..p.Vf..f1.f.4.T<
000260 0a 66 31 d2 66 f7 74 04 88 54 0b 89 44 0c 3b 44 >.f1.f.t..T..D.;D<
000270 08 7d 68 8b 04 2a 44 0a 39 45 04 7f 03 8b 45 04 >.}h..*D.9E....E.<
000280 29 45 04 66 01 05 8a 54 0d c0 e2 06 8a 4c 0a fe >)E.f...T.....L..<
000290 c1 08 d1 8a 6c 0c 5a 52 8a 74 0b 50 bb 00 70 8e >....l.ZR.t.P..p.<
0002a0 c3 31 db b4 02 cd 13 72 3a 8c c3 8e 45 06 58 c1 >.1.....r:...E.X.<
0002b0 e0 05 01 45 06 60 1e c1 e0 04 89 c1 31 ff 31 f6 >...E.`......1.1.<
0002c0 8e db fc f3 a4 1f 61 83 7d 04 00 0f 85 42 ff 83 >......a.}....B..<
0002d0 ef 08 e9 34 ff 5a ea 00 22 00 00 be 07 21 e8 3f >...4.Z.."....!.?<
0002e0 00 eb 06 be 0c 21 e8 37 00 be 11 21 e8 31 00 eb >.....!.7...!.1..<
0002f0 fe 4c 6f 61 64 69 6e 67 20 73 74 61 67 65 31 2e >.Loading stage1.<
000300 35 00 2e 00 0d 0a 00 47 65 6f 6d 00 52 65 61 64 >5......Geom.Read<
000310 00 20 45 72 72 6f 72 00 bb 01 00 b4 0e cd 10 46 >. Error........F<
000320 8a 04 3c 00 75 f2 c3 00 00 00 00 00 00 00 00 00 >..<.u...........<
000330 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 >................< *
0003f0 00 00 00 00 00 00 00 00 02 00 00 00 19 00 20 02 >.............. .<
Il s'agit du stage 1.5 qui contient tout ce qu'il faut pour charger ensuite le stage 2 via le système de fichiers. Le fichier stage 1.5 copié après le MBR lors de l’installation de GRUB, dépend du système de fichiers. Dans le cas d'un système de fichiers de la série ext2, il s'agit du fichier /boot/grub/e2fs_stage1_5. Ceci pour GRUB legacy.
Pour GRUB 2 les noms sont différents, mais le principe est le même.
La question qui vient à l'esprit est: pourquoi ne pas placer directement le stage 2 après le MBR?
Et bien par manque de place: seulement 62 secteurs sont disponibles entre le MBR et le début de la partition 1. Le stage 1.5 peut y prendre place.Dans le cas d'un système de fichier de la série ext2, il occupera 26 secteurs.
Toujours est-il qu'une installation de GRUB sur le MBR modifie non seulement le MBR, mais aussi d'autres secteurs. Avant de procéder à l'opération, il convient donc de sauvegarder, non seulement le MBR, mais aussi les 62 secteurs qui suivent.
Sauvegarde et restauration du MBR et des secteurs suivants.
Pour ce faire, insérons une clef usb qui se monte par exemple en /media/clef.
Puis:
# cd /media/clef
# dd if=/dev/sda of=mbr.img bs=512 count=1
# dd if=/dev/sda of=sda-1-62.img bs=512 skip=1 count=62
Pour restaurer:
# cd /media/clef
# dd if=mbr.img of=/dev/sda bs=446 count=1
# dd if=sda-1-62.img bs=512 count=62 seek=1 of=/dev/sda
On n’écrase pas la table des partitions (qui se trouve à l'offset 446) car celle-ci peut entre-temps avoir été modifiée.
Notons que même si l'intention est d'installer GRUB sur un  VBR, effectuer une copie de sauvegarde des 63 premiers secteurs du disque est quand même conseillé: il suffit de passer à côté de l'écran qui permet d'indiquer où installer GRUB et voilà le MBR et les secteurs qui suivent modifiés sans aucune possibilité de retour en arrière.
Booter sur une clef usb pour amorcer linux.
Comment amorcer notre OS si GRUB est installé sur le VBR?
Diverses possibilités s'offrent à nous. GRUB en tant que chargeur secondaire situé sur un VBR peut être appelé par le chargeur de windows (ou par tout autre chargeur situé sur le MBR).
Une autre solution est de booter sur une clef usb. Elle doit bien sûr avoir été préparée pour ce faire, mais ne doit pas être exclusivement réservée à cet effet. Cette clef (par exemple formatée en FAT32) peut contenir des données: celle-ci ne seront pas impactées.
Si la clef est montée en /media/clef et reconnue en tant que /dev/sdb (la partition montée étant /dev/sdb1), et à supposer que nous soyons dans un système linux utilisant GRUB 2, lançons la commande:
# grub-install --boot-directory=/media/clef /dev/sdb
ce qui aura pour effet d'installer GRUB dans le secteur d'amorce de /dev/sdb et de créer dans /media/clef un dossier grub avec tous les fichiers nécessaires sauf le fichier menu grub.cfg. Si nous voulons par exemple pouvoir appeler au choix un GRUB installé sur /dev/sda1 ou un autre installé sur /dev/sda3, il suffit de placer dans /media/clef/grub un fichier grub.cfg tel que:
# Fedora sur sda1
menuentry "Fedora " {
set root=(hd1,1)
chainloader +1
}
# Ubuntu sur sda3
menuentry "Ubuntu" {
set root=(hd1,3)
chainloader +1
}
GRUB 2 compte les disques à partir de 0 et les partitions à partir de 1. Mais comme nous bootons  sur la clef usb, /dev/sda devient pour GRUB le disque 2, c'est à dire hd1. Il sera peut-être nécessaire aussi de modifier le menu secondaire (celui vers lequel pointe le GRUB appelé) en y remplaçant hd0 par hd1. Rappelons que ceci peut s'effectuer en interactif par appui sur la touche "e", mais dans ce cas le changement n'est pas permanent.
Pour GRUB legacy, la commande à exécuter est quasiment la même:
# grub-install --root-directory=/media/clef/ /dev/sdb
Cette fois est créé le dossier /media/clef/boot/grub avec tout ce qui convient sauf le fichier menu grub.conf (ou menu.lst). Pour disposer des mêmes fonctionnalités que précédemment, il suffit de mettre dans /media/clef/boot/grub un grub.conf (ou menu.lst) contenant les lignes:
title Fedora
root (hd1,0)
chainloader +1
title Ubuntu
root (hd1,2)
chainloader +1
(GRUB legacy contrairement à GRUB 2 compte les partitions à partir de 0)
Le fichier menu se trouvant sur la clef est hors de portée des OS qu'il permet de lancer. En effet l'amorçage s'effectue par l'intermédiaire des menus secondaires (vers lesquels pointent les GRUB appelés) et ce sont ces menus qui sont mis à jour par l'OS.
Une réinstallation du ou des OS (par exemple pour un changement de version), ne nécessite pas que l'on change quoique que ce soit au niveau de la clef. Évidemment si on remplace Ubuntu par Linux Mint, il est peut être judicieux de mettre à jour le fichier menu de la clef (modifier un fichier texte n'est pas une tâche insurmontable), mais ce n'est pas absolument nécessaire dès l'instant où nous savons que le choix Ubuntu conduit en fait au lancement de Linux Mint.